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PENSEZ AU TRACING DE VOS RUCHES !

« Chacun est seul responsable de tous » ; les abeilles sont particulièrement exemplaires du sens que révèle cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry.

Tout propriétaire ou détenteur de ruche est tenu d’en faire la déclaration chaque année entre le 1erseptembre et le 31 décembre. Cette obligation légale vise à assurer une meilleure gestion sanitaire du cheptel apicole. Avec la crise du Covid parmi les nombreuses informations transmises on s’est aperçu que la gestion sanitaire d’une population ne peut se faire qu’à partir d’un recensement fiable et complet des individus fondé sur leur statut sanitaire et leur localisation. Que cette population soit animale ou humaine, que ce recensement s’appelle tracing ou déclaration, ce sujet est essentiel notamment pour protéger les populations, pour se protéger collectivement.

Comment se déclarer ?

La déclaration peut se faire :

en ligne via le site www.mesdemarches.agriculture.gouv.fr , ou

par voie postale en remplissant le formulaire cerfa 13995*04

(à renvoyer à la DGAL –Déclaration de ruches, 251, rue de Vaugirard, 75732 Paris cédex 15).

A l’issue de cette déclaration, un numéro d’apiculteur (NAPI) sera attribué au détenteur pour l’ensemble de ses ruchers et permettra d’adhérer aux groupements sanitaires départementaux pour être aidé dans la gestion des problèmes sanitaires. Grâce à une déclaration complète, les plans de gestion de crise seront plus facilement applicables par l’ensemble des acteurs de la filière.

 

Pourquoi se déclarer :

Dans le cas des abeilles, la « distanciation sociale » est impossible : on ne peut pas mettre de barrière physique pour contrôler leur déplacement comme pour la majorité des autres animaux d’élevage. La gestion sanitaire ne peut donc être que collective et la première étape de cette gestion collective passe par le recensement à travers la déclaration des ruches et des ruchers. Des dangers sanitaires existent déjà qu’ils soient parasitaires ou bactériens (la loque américaine, la varroase, la nosémose etc …). D’autres dangers biologiques sont à nos portes avec l’apparition depuis 2014 en Italie d’un petit coléoptère ravageur des ruchers : Aethinatumida. Des dangers chimiques peuvent également survenir de manière brutale comme dans le cas de l’accident de Lubrizol et de son nuage toxique.

Les déclarations permettent aussi aux structures apicoles locales et nationales de bénéficier d’aides locales ou européennes en fonction de l’importance du cheptel apicole.

 

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